Le taux plein est une notion essentielle du système de retraite français… mais souvent mal comprise.
A quel âge atteint-on le taux plein ? Quelles sont les conditions ? Que se passe-t-il si l’on fait valoir ses droits sans avoir le taux plein ?
Qu’est-ce que le taux plein ?
Le taux plein correspond au taux de liquidation maximum qui sert au calcul de la retraite de base. Il s’élève à :
- 50% dans les régimes alignés (régime général de la sécurité sociale : salariés et indépendants, mutualité sociale agricole)
- 75% dans la fonction publique
Le taux plein concerne uniquement la retraite de base. Les retraites complémentaires (Agirc-Arrco, CIPAV…) obéissent à leurs propres règles.
Pour déterminer si l’assuré a bien atteint le taux plein, deux conditions sont à réunir :
- avoir l’âge légal de départ en retraite
- avoir acquis le nombre de trimestres requis (durée d’assurance requise)
Ces deux conditions dépendent de l’année de naissance de l’assuré (ex : pour une personne née en 1967, l’âge légal de départ en retraite est 63 ans et 9 mois et le nombre de trimestres requis 172).
Lorsque l’assuré fait valoir ses droits à l’âge légal mais qu’il n’a pas acquis tous ses trimestres, une décote (minoration définitive) s’applique à sa pension.
Par contre, s’il fait valoir ses droits au-delà de l’âge légal et qu’il cumule plus de trimestres que le nombre requis, il peut bénéficier de surcote (majoration définitive).
A noter qu’à 67 ans, l’assuré peut obtenir le taux plein automatique et même s’il n’a pas cumulé le nombre de trimestres nécessaires.
Connaître le principe du taux plein est essentiel mais faire appel à un professionnel est conseillé. Cela permet de se projeter et déterminer votre date de départ idéale et optimiser le montant de votre pension.